[moi - ma mère - Germaine Turgeon - Joseph Turgeon - Jacques Turgeon]

 

Les 10 premières années:

Québec-église St-Roch

1846:

C'est le 21 juillet que naît Jacques Turgeon, mon arrière arrière grand-père, à Québec. Il est le fils aîné de Jacques Turgeon et d'Ursule Bilodeau, qui se sont mariés deux ans plus tôt à la basilique Notre-Dame de Québec. Au moment de la naissance de Jacques, son père est charretier à Québec. Le petit est baptisé le même jour dans l'église de la paroisse St-Roch. Sa tante maternelle, Flavie Bilodeau, est sa marraine, alors que Mathias Lacroix, le mari de Flavie, est son parrain.

1846-acte de baptême jacques turgeon

St-Evariste de Forsyth-Eglise

1847:

La famille a quitté la ville, car c'est à St-Évariste de Forsythe que naît Pierre, frère de Jacques, le premier octobre 1847. Il est baptisé le 8 suivant dans la mission de St-Évariste. On trouve trace de ce baptême dans le registre de Beauceville. Il a pour parrain François Turgeon et pour marraine Archange Pépin Lachance. Il ne semble pas y avoir de lien de parenté entre le parrain et Jacques.

1849:

Le petit Jacques a 3 ans lorsque décède son grand-père maternel, Antoine Bilodeau, à Québec, le 22 juillet 1849. L'homme n'a que 51 ans. Il est probablement mort du choléra, car il est enterré deux jours plus tard dans le "cimetière des cholériques".

Antoine, né en 1798, épouse Marie Gonthier dite Bernard en 1820 à St-Charles de Bellechasse. Ensemble, ils ont au moins 12 enfants, tous baptisés à St-Charles. Antoine est agriculteur au moins jusqu'en 1837. En 1844, il habite Québec et, au moment de sa mort, il est journalier à Québec.

1850:

Marie Gonthier dite Bernard, la grand-mère maternelle du petit Jacques, épouse Joseph Méthot, en seconde noce, le 3 septembre 1850, dans l'église de la paroisse St-Roch de Québec. Joseph Méthot, cultivateur de cette paroisse, est veuf de Christine Lemieux.

Selon le recensement de 1871, c'est en 1850 que serai né Elzéar, frère de Jacques.

Lambton-église

1851:

Jacques a 5 ans lorsque naît son frère Albert, à St-Évariste de Forsythe, le 19 octobre 1851. Il est baptisé dans l'église de Lambton, en Beauce, le 2 novembre suivant. À ce moment-là, leur père est toujours cultivateur à St-Évariste. Alfred a pour parrain Joseph Godbout et pour marraine Adèle Fortier.

1852:

Marie Anne, selon les recensements, serait née en 1852. Mais je n'ai pu dénicher son acte de baptême.

1853:

Le 16 avril 1853, naît Caroline, soeur de Jacques, à St-Évariste. Tout comme Alfred, elle est baptisée dans l'église de Lambton, le premier mai suivant. Elle a pour parrain Jean Breton et pour marraine Philomène Beaudoin. Jacques père se dit encore cultivateur à St-Évariste de Forsythe.

St-Roch, Ville de Québec, Québec à St-Évariste-de-Forsyth, QC - Google Maps

1854:

Le 14 novembre 1854, arrive une autre soeur pour Jacques, baptisée aussi à Lambton, sous le nom d'Odile, le 24 suivant. Simon Plante est son parrain et Henriette Turgeon sa marraine. Henriette est une tante paternelle de Jacques et Odile et Simon Plante est son mari. La famille habite toujours la ferme à St-Évariste de Forsythe.

St-Évariste-de-Forsyth, QC à Lambton, QC - Google Maps

St-Évariste-de-Forsyth-en arrivant au village

1856:

Ernestine, autre soeur pour Jacques, voit le jour le 15 mars 1856 à St-Évariste. Le 21 suivant, on la baptise à St-Évariste devant Gervais Pouliot et Clarice Goupil qui lui servent de parrain et de marraine.

 

L'Adolescence:

1857:

Selon les recensements, Agnès, autre soeur de Jacques, serait née en 1857. Malheureusement, je ne suis pas parvenu à trouver son acte de baptême.

Sherbrooke-Ancienne_Cathédrale_Saint-Michel_Sherbrooke

1860:

Le frère de Jacques, qu'on nomme simplement Joseph, voit le jour le 31 mars 1860. J'ignore où, mais il est baptisé le surlendemain dans la cathédrale St-Michel de Sherbrooke. Son parrain est Jean Jacques et sa marraine Aurélie Bernard.

1862:

Notre Jacques a 15 ans lorsque décède Joseph Méthot, le second mari de sa grand-mère maternelle, Marie Gonthier dite Bernard, le 21 janvier 1862, à Québec. Joseph était cultivateur. Son service est célébré le 24 dans l'église St-Roch de Québec.

Le 18 février suivant, le petit Louis, autre frère de Jacques, vient au monde dans le canton de Barford. Il est baptisé le 26 à St-Herménégilde devant Etienne Daigneault, son parrain, et une dame Frappier, sa marraine.

St-Venant de Paquette-église

1864:

Jacques voit arriver une autre soeur, le 17 mai 1864, qu'on baptisera Marie, le 21, dans la petite église de St-Venant de Paquette. Elle a pour parrain Joachim Reid et pour marraine Rosalie Allard. La famille habite le canton de Barford.

 

La Vingtaine:

St-Herménégilde-église

1867:

Jacques a 21 ans lorsque naît sa soeur Rose de Lima, le 26 août 1867. Il en est d'ailleurs le parrain, trois jours plus tard, à St-Herménégilde. Sa soeur Anne servira de marraine. Est-ce elle, Rose de Lima, qu'on désignera plus tard, dans le recensement de 1881, comme Délia? Ou y a-t-il vraiment eu une autre petite fille, née vers 1868, qu'on aurait baptisée Délia, mais pour laquelle je n'ai trouvé aucun acte de baptême? Mystère. Une chose toutefois est certaine. Rose de Lima n'apparaît pas au recensement de 1881, mais Délia, si. Et elle a (ou aura) alors 13 ans.

1870:

Le 31 octobre 1870, à St-Herménégilde, à l'âge de 24 ans, Jacques épouse Mathilde Gagnier (Gagner, Gagné - la graphie du patronyme change selon l'endroit et l'époque), 18 ans, fille de François Gagner (Gagnier), cultivateur de St-Herménégilde, et Marie Mathilde Paiement. Née à St-Timothée de Beauharnois, où son père était huissier, la famille a ensuite déménagé à St-Louis-de-Gonzague, vers 1854, où le père de Mathilde était marchand. Ils y sont demeurés jusqu'en 1868. Après un bref séjour à Montréal, le père de Mathilde s'est fait cultivateur dans le canton de Hereford. C'est alors, probablement, que Mathilde rencontra Jacques. Comme témoins au mariage, l'acte de mariage souligne Cécile Gagner, la soeur de Mathilde, et Pierre Turgeon, le frère de Jacques. Aucune mention des pères des époux. Ce qui est plutôt inhabituel.

1870-acte de mariage Jacques Turgeon et Mathilde Gagné

1871: 

Lors du recensement de 1871, Jacques et Mathilde vivent dans le canton de Hereford, avec les parents de Mathilde. Jacques dit avoir 25 ans et être fermier et Mathilde dit avoir 18 ans.

On trouve les parents de Jacques sur la page suivante de ce recensement du canton d'Hereford.

Le 14 août suivant, Pierre, 23 ans, le frère de Jacques, épouse Lucie Bergeron, 21 ans, à St-Herménégilde. Lucie est la fille de Joseph Bergeron, un cultivateur de la paroisse de St-Michel de Sherbrooke, et de Marcelline Desharnais Laneuville. Aucune mention des pères des époux à titre de témoins. On mentionne plutôt Olivier Roy et Caroline Turgeon, soeur de l'époux.

1872:

À St-Herménégilde, le 9 juin 1872, Marie Anne, 20 ans, la soeur de Jacques, épouse Alexandre Galarneau, domicilié à St-Herménégilde. Celui-ci est le fils de feu Raphaël Galarneau et de Catherine Lefebvre. Une fois de plus, aucune mention des pères des époux à titre de témoins de l'événement. À leur place, l'acte de mariage mentionne Narcisse et Firmin Desruisseaux.

St-Hermenegilde-chemin

1873:

Un premier enfant naît pour Jacques et Mathilde, le 14 janvier 1873, à St-Herménégilde. Il s'agit d'une fille que l'on baptise Marie Mathilde Joséphine, le lendemain, à St-Herménégilde. Son parrain est Étienne Vigneault et sa marraine Aurélie Frappier. Jacques se dit alors cultivateur à St-Herménégilde.

Le 9 juin suivant, Odile, 18 ans, la soeur de Jacques, épouse Joseph Fortier, 20 ans, à St-Herménégilde. Joseph, cultivateur de St-Herménégilde, est le fils de Bazile Fortier, un cultivateur de St-Isidore, et de Marie Blais. Jacques père est témoin au mariage de sa fille. Thomas Maurel, ami de Joseph, sert de témoin à celui-ci.

À Montréal, le 8 juillet suivant, François Gagner, orthographié "Gagnier", frère aîné de Mathilde et beau-frère de Jacques, épouse Julie Fournier dans la cathédrale St-Jacques-le-Majeur. François, 23 ans, est alors un artiste et un auteur ambulant sans domicile fixe. Julie, pour sa part, est domiciliée à St-Jacques-le-Majeur de Montréal. Elle est la fille de Hilaire Fournier et de Marie Louise Gauvin de St-Fabien, diocèse de Rimouski. Pierre Léonard Gagnier, oncle de François, lui sert de témoin alors que François Duval, beau-frère de Julie, remplit le même rôle pour cette dernière.

L'année 1873 se termine par un décès. En effet, le 14 décembre, la petite Mathilde Joséphine, fille de Jacques et Mathilde, s'éteint à St-Herménégilde. Le curé constate l'inhumation dans le cimetière de St-Herménégilde le 30 mars suivant. Étienne Vignault, parrain de la petite, en a été témoin.

1874:

Le 26 mars 1874, Jacques Turgeon père et fils se présentent au cabinet du notaire Archambault de Sherbrooke. Jacques père vend à son fils le quart Nord-Ouest du lot #26 dans le 6e rang du canton de Hereford, étant du quart de la largeur sur toute la profondeur et faisant environ 50 acres. Ce terrain est borné au Nord par le quart du lot 27 et au Sud par le vendeur.

Prix de la vente: 150$

En acompte, Jacques père a reçu tous les intérêts à ce jour plus 37$. La balance sera payable en 2 versements annuels égaux plus intérêts.

St-Herménégilde-Rang 6-lot 26

Le 20 avril suivant, Cécile Gagnier, la soeur de Mathilde et belle-soeur de Jacques, qui se fait alors appeler Cécilia, épouse Jean Baptiste Audet dit Lapointe, à Ste-Edwidge de Clifton. Cécile a alors 19 ans et habite l'endroit. Joseph est un industriel de la place. Il est le fils de François Xavier Audet dit Lapointe et de Sophie Courtemanche, aussi de Ste-Edwidge. Les parents de Cécile habitent alors St-Venant de Hereford (aujourd'hui St-Venant de Paquette). Joseph a près de lui son père comme témoin, alors que Octave Courtemanche sert de père à la mariée.

C'est le 9 juillet suivant que naît à St-Herménégilde Délia, une autre petite fille pour Jacques et Mathilde. Elle n'est baptisée que près de deux mois plus tard, soit le 6 septembre, à St-Herménégilde, devant ses grands-parents paternels qui lui servent de parrain et de marraine.

Le 31 juillet, devant le notaire Chagnon de Coaticook, Pierre Turgeon vend à son frère Jacques (ou à son père Jacques) la moitié Nord du lot #24, du rang 3 du canton de Hereford, contenant environ 100 acres, avec améliorations et bâtisses dessus construites, une paire de boeufs âgés de 7 ans, une charrue, avec herse, un harnais de travail & cinq bob-sleighs.

Sont exclus les minéraux sur le dit lot et le droit de les exploiter.

Pierre avait acquis ce terrain des héritiers Agilvie, par leur procureur, Mme Hackwell, le 19 décembre 1873, par acte devant le notaire Chagnon. Cette vente est enregistrée au bureau d'enregistrement de Cookshire.

Prix de la vente: 1200$, que Jacques paie comptant, d'où quittance finale et générale.

NOTE: il n'est pas précisé si l'acheteur est Jacques Turgeon-père ou Jacques Turgeon-fils.  Pierre peut donc avoir vendu ce terrain aussi bien à son père qu'à son frère. Je soupçonne cependant qu'il s'agit plutôt du père. Je doute que Jacques-fils, jeune homme chargé d'une jeune famille et qui a acheté un lot, au printemps, ait eu les moyens de payer 1200$ comptant.

1875:

1875 est marqué par le décès de la mère de Mathilde, la belle-mère de Jacques, Mathilde Paiement (Payment), le premier novembre. Elle est décédée possiblement à St-Herménégilde, l'acte de sépulture mentionnant que son mari est cultivateur à cet endroit, mais elle est inhumée à Ste-Edwidge-de-Clifton, le trois novembre. Belle-maman a 54 ans au moment de s'éteindre. 

Née à Pointe-Claire en 1821, elle épouse François Gagnier à Beauharnois, en 1846, avec qui elle a au moins 8 enfants. Habitant St-Louis-de-Gonzague pendant plusieurs années, Mathilde suit son mari à St-Herménégilde vers 1870.

Les témoins à ses funérailles sont: François Gagnier (son époux), Jean-Baptiste Audet (son gendre) et Octave Courtemanche.

1876:

Le 12 mai 1876, devant le notaire Chagnon de Coaticook, Jacques vend à Alfred Turgeon (son frère s'il s'agit de Jacques Turgeon-fils ou son fils s'il s'agit de Jacques Turgeon-père; ce qui n'est pas précisé), le terrain acheté de Pierre Turgeon en 1874, soit la moitié Nord du lot #24, dans le 3e rang de Hereford, avec les améliorations et les bâtisses.

Prix: 1000$, dont Jacques a déjà reçu 600$.

Le 26 juin suivant, Jacques voit sa soeur Ernestine, 20 ans, épouser Cyrille Beaulieu, cultivateur de 22 ans de St-Herménégilde, à St-Herménégilde. Cyrille est le fils de Hubert Beaulieu, un rentier de la place, et de Julie Roy. L'acte de mariage mentionne, comme témoins, Elzéar Turgeon, le frère d'Ernestine, et Emma Chorette, une amie d'Ernestine.

Alfred, frère de Jacques, ayant payé les 600$ dus sur le terrain acheté de Jacques Turgeon (son père ou son frère, ce n'est pas précisé), en mai 1876, quittance lui est remise devant le notaire Chagnon de Coaticook, le 5 juillet 1876. Il semble s'agir d'une quittance pour les 600$ que Jacques avait déjà reçus lors de l'acte de vente, en mai. Étrange que ladite quittance n'eût pas été remise alors...

 

La Trentaine:

1877:

Jacques, toujours cultivateur à St-Herménégilde, et Mathilde voient arriver leur fils Alphonse, le 16 avril 1877, à St-Herménégilde. L'enfant est baptisé le 22 suivant devant sa tante paternelle, Odile Turgeon, sa marraine, et le mari de celle-ci, Joseph Fortier, un journalier de l'endroit, son parrain.

1878:

Le 22 juillet 1878, Jacques, cultivateur à St-Herménégilde, et Mathilde sont parrain et marraine de la petite Malvina Galarneau, fille de Marie Anne, la soeur de Jacques, qui se fait alors appeler Anna, et d'Alexandre Galarneau, aussi un cultivateur de la place.

St-Herménégilde-croix de chemin

1879:

Jacques, toujours cultivateur à St-Herménigilde, et Mathilde accueillent leur fille Joséphine, le 29 mai 1879. La petite est baptisée deux jours plus tard à St-Herménégilde. Sa tante paternelle, Ernestine Turgeon, est sa marraine, alors que le mari de celle-ci, Cyrille Beaulieu, aussi un cultivateur de l'endroit, est son parrain.

1880:

Le 7 mars 1880, à St-Herménégilde, Jacques et Mathilde sont parrain et marraine d'Albert Beaulieu, fils d'Ernestine, la soeur de Jacques, et de Cyrille Beaulieu, cultivateur de la paroisse. Né quatre jours plus tôt, l'enfant épousera Marie Alice Pelletier, à Rock Forest, le 5 mai 1902. Il sera à ce moment-là un cultivateur de la place.

Le 27 mai suivant, toujours à St-Herménégilde, Jacques et Mathilde jouent le même rôle de parrain et marraine pour le petit Albert Turgeon, fils de Pierre, cultivateur de St-Herménégilde et frère de Jacques, et de Lucie Bergeron. L'enfant est né le 18 avril précédent. Davantage de recherches seraient nécessaires pour une idée plus juste de l'avenir du petit Albert, mais il semble qu'il épousera, vraisemblablement aux États-Unis, Anne (Anna, Annie) Dessereaux, qu'en 1911 il sera fermier en Saskatchewan (cf. recensement de 1911), et qu'il s'éteindra en Colombie-Britannique en 1963, à l'âge de 83 ans.

Le 17 octobre, naît un fils pour Jacques et Mathilde, qu'on baptise Émile, le 25, à St-Herménégilde. Prosper Proulx, un voisin, et Emilie Beaulieu son ses parrain et marraine.

1881:

Lors du recensement de 1881, la famille habite Hereford West (sous-district no 4 du comté de Compton). La maisonnée se compose de: Jacques, 34 ans, cultivateur; sa femme Mathilde, 27 ans; leurs enfants: Délia, 6 ans; Alfred, 5 ans; Alphonse, 4 ans; Joséphine, 2 ans; Émile, 5 mois.

Autour d'eux on trouve les familles de Prosper Proulx (parrain du petit Émile), Edouard Dion, Narcisse Gay, Thophile Hébert, Thomas Marsh, Cyrille Beaulieu (beau-frère de Jacques), Théophile Beaulieu.

Le 24 octobre 1881, Louis Joseph Gagnier, 24 ans, frère de Mathilde et beau-frère de Jacques, épouse Martine Cardinal, 21 ans, à Ste-Martine, comté de Châteauguay. Louis Joseph est alors tailleur à Ste-Martine. Son épouse est la fille de Médard Cardinal, un tanneur de l'endroit, et de Maguerite Proulx.

1882:

C'est le 14 juillet 1882 que naît à St-Herménégilde la petite baptisée, deux jours plus tard, Marie Exilda et qu'on appellera Azilda ou Asilda. Elle a pour parrain Narcisse Augé et pour marraine Mathilde Salva (Salna?). Jacques, 35 ans, toujours cultivateur à St-Herménégilde, en est le père et Mathilde, 30 ans, en est la mère.

1884:

Jacques et Mathilde voient arriver le petit Alcide, le 26 juin 1884. Celui-ci est baptisé à St-Herménégilde le 29 devant Octave Gauthier, cultivateur de l'endroit, son parrain, et Rose de Lima Rivard, sa marraine.

St-Herménégilde-cimetière

1885:

Un décès et une naissance marquent l'année 1885 pour Jacques et Mathilde. En effet, le 9 février, leur fils Alphonse, qui a presque 8 ans, décède. Je ne peux qu'imaginer le moment comme tragique pour les parents. Perdre un enfant naissant ou âgé de quelques mois s'avère sans doute douloureux. Mais qu'en est-il d'un enfant de 8 ans? Huit ans d'attachement, de présence, de souvenirs qui quittent ainsi... Les funérailles sont célébrées le 12 devant les témoins Narcisse Guay et Prospère Proulx, deux voisins.

Le 12 juillet suivant naît mon arrière grand-père Joseph. Cinq mois après le décès d'Alphonse... Il est intéressant de noter que, sept jours plus tard, il est baptisé Elzéard, à St-Herménégilde. Pas Joseph Elzéard. Seulement Elzéard. Un prénom qu'il ne portera vraisemblablement que les premières années de sa vie. Ses parrain et marraine sont Edouard Dion, cultivateur de l'endroit, et Clarisse Beaulieu. Jacques, son père, est toujours cultivateur de cette paroisse.

1886:

Jacques voit son frère Joseph épouser une anglophone, Mary Ann Simpson, dans la cathédrale St-Michel de Sherbrooke, le 5 juillet 1886. Joseph, 26 ans, est alors cultivateur de cette paroisse. Mary Ann, pour sa part, est la fille de James Simpson et d'Elizabeth O'Connor. Les pères des époux servent de témoins à la cérémonie.

 

La Quarantaine:

1887:

Jacques a 40 ans lorsque son frère Louis, 24 ans, cultivateur de la paroisse St-Michel de Sherbrooke, épouse Démerise Rousseau dans la cathédrale St-Michel, le 10 janvier 1887. Démerise est la fille de Hubert Rousseau, un commerçant, et d'Adéline Turgeon. Comme l'acte de mariage ne mentionne aucune dispense, je suppose que la mère de la mariée n'a aucun lien de parenté rapproché avec Jacques. Les pères des époux sont témoins de l'événement, ainsi que plusieurs membres de la famille de Démerise qui ont signé dans le bas du document.

1888:

La famille a quitté la région de St-Herménégilde en 1888 car Jacques, selon l'acte de baptême de son fils Edouard, est alors cultivateur de la paroisse St-Michel de Sherbrooke. Le petit Edouard vient au monde le 9 mars et est baptisé le 11 dans la cathédrale St-Michel devant son oncle Joseph Turgeon, son parrain, et sa tante Mary Ann Simpson, sa marraine. Le petit ne vivra que quelques mois. Décédé le 21 juillet suivant, à l'âge de 4 mois, il est inhumé le lendemain sous le nom de Joseph Turgeon.

Rock Forest, Sherbrooke, QC à Saint-Herménégilde, QC - Google Maps

1889:

Mathilde met au monde un autre enfant, le 7 juin 1889, une petite fille qu'on baptise Ernestine Albina, le 16, à la cathédrale St-Michel. Elle a pour parrain Xavier Vallée et pour marraine sa cousine Arthémise Turgeon. Celle-ci, 15 ans, est la fille du frère de Jacques, Pierre, et de Lucie Bergeron. L'enfant survit un peu plus de deux mois pour s'éteindre le 22 août. Les funérailles sont célébrées  au même endroit que son baptême le 24 août.

Le dernier jour d'octobre 1889, Jacques, cultivateur du canton d'Ascot, se rend au cabinet du notaire Archambault, à Sherbrooke. François Caselais, un cultivateur du canton de Barford, l'y rejoint. Jacques lui vend la moitié Sud de la moitié Ouest du lot #26, dans le 6e rang du canton de Hereford, contenant environ 50 acres, avec les amélioration et les dépendances qui y sont construites.

Prix de la vente: 450$, dont Jacques a reçu un acompte de 35$. L'acheteur s'engage à payer la balance d'ici un mois.

Le 4 décembre suivant, Jacques, ayant payé toutes les sommes se rapportant à l'achat de terre, le 16 janvier 1880 (transaction enregistrée au bureau d'enregistrement du comté de Compton, Registre B, volume 9, #5080, p.246, le 20 janvier 1880), il reçoit quittance de J. Alphonse Camirand, avocat de Sherbrooke.

1891:

Lors du recensement de 1891, la famille est la 2e maison du canton d'Ascot visitée par les "recenseux" en ce 6 avril. On y trouve Jacques, cultivateur, qui dit avoir 45 ans; sa femme Mathilde (inscrite comme Mathilda), 37 ans; leurs enfants: Alfred, 14 ans; Émile (inscrit comme Amilé), 10 ans; Alcide, 6 ans; Joseph, 5 ans; Délia, 16 ans; Joséphine, 11 ans; Azilda, 8 ans; ainsi que François Janvier, un veuf de 68 ans.

Ils ont pour voisins les familles de Prosper Proux et de Pierre Turgeon, frère de Jacques.

Recensement1891-jacques turgeon-mathilde gagné

Le 17 septembre suivant, toute la grande famille Turgeon est en deuil. En effet, c'est le jour où Jacques père les quitte pour un monde meilleur après 68 ans de vie sur Terre. Né en 1823, Jacques père épouse Ursule Bilodeau à Québec en 1844. En 1847, ils s'installent à St-Évariste de Forsythe où ils resteront au moins jusqu'en 1858. En 1862, la famille occupe une terre dans la mission de St-Herménégilde. Les enfants continuent d'arriver, ils grandissent, se marient, partent de la maison... Puis, après pratiquement 20 ans, Jacques entraîne les siens dans le canton d'Ascot, car c'est là qu'on le retrouve lors du recensement de 1881. Il a alors 58 ans. Il y poursuit sa "profession" de cultivateur. Car, cultivateur, il l'a été presque toute sa vie.

Ses funérailles sont célébrées le 21 septembre 1891 à la cathédrale St-Michel de Sherbrooke. Témoins: François Rousseau; Raymond Hébert.

Rock Forest-église

1892:

L'année 1892 est marquée par l'arrivée d'un dernier enfant pour Jacques et Mathilde. Jacques a alors 46 ans et Mathilde en a 40. Il s'agit d'une petite fille qui voit le jour le 23 juillet. Elle est baptisée Marie Louise Alice dans l'église de Rock Forest le premier août. Son parrain est Joseph Turgeon (son frère? Il me semble un peu jeune...) et sa marraine est Délia Turgeon (sans doute sa soeur).

1893:

Un an presque jour pour jour, soit le 25 juillet 1893, meurt la petite Marie Louise Alice. Les obsèques sont célébrées le lendemain à Rock Forest.

1894:

L'année 1894 marque le début de la ronde des mariages pour les enfants de Jacques et Mathilde. Leur fille Délia débute le bal en épousant, à Rock Forest, Albert Bergeron, le 26 novembre. Délia a alors 20 ans. Albert, quant à lui, cultivateur de la paroisse, en a 24. Il est le fils de Lazare, aussi un cultivateur de la place, et de Vitaline Bergeron.

 

La Cinquantaine:

1897:

Jacques, toujours cultivateur de la paroisse St-Roch de Rock Forest, a 50 ans lorsque sa fille Joséphine, 18 ans, épouse Moïse Bérard, le premier juin, à Rock Forest. Orphelin de père, Moïse est le fils d'Edouard Bérard et de Philomène Boisvert.

1899:

Le 30 janvier 1899, Jacques se présente au cabinet du notaire Archambault, à Sherbrooke. Il y retrouve Jean-Baptiste Vallée, un cultivateur du canton d'Ascot, comme lui. Il est là pour lui acheter la partie Sud du lot #7 dans le 12e rang du canton d'Ascot. L'acte mentionne aussi qu'il est cessionnaire pour quelqu'un dont je ne parviens pas à lire le nom.

Ce terrain appartenait à la Couronne et le vendeur en était propriétaire par acte de bail, passé devant le notaire Archambault le 12 mars 1898 (#16841). Prix de la vente: 275$.

Canton d'Ascot-Rang 12-partiel

Le 18 mars suivant, le père de Mathilde, le beau-père de Jacques, François Gagner, décède à Val Racine, comté de Frontenac. Veuf depuis près de 25 ans, il était âgé de 75 ans. François, né en 1823 à Châteauguay, épouse Mathilde Paiement (Payment) en 1846. Dès septembre suivant, la famille s'accroit d'un enfant, alors que François est huissier à St-Timothée de Beauharnois. Dès 1854, cependant, la famille déménage à St-Louis-de-Gonzague, où François est marchand. Elle y sera au moins jusqu'en 1862. En 1868, le père de Mathilde est marchand à Montréal. Puis, en 1870, le voilà cultivateur dans la mission de St-Herménégilde, dans le canton de Hereford, où son épouse décède en 1875. En 1881, François est à Marston South.

Jacques, en compagnie de son beau-frère, François Gagner, est témoin aux obsèques de son beau-père, à Val Racine, le 20 mars.

Le 8 juillet suivant, Jacques est de retour chez le notaire Archambault pour vendre le terrain qu'il a acheté en janvier dernier, soit la partie Sud du lot #7 du 12e rang du canton d'Ascot, d'une superficie de 105 acres.

Il est intéressant de noter que l'acheteur, Joseph Ross, aussi un cultivateur du canton d'Ascot, devra payer 2 ans de taxes en souffrance, en plus des 400$, prix que demande Jacques. Ross donne 25$ comptant. Il en promet 25 autres dans un mois. Puis, 7 versements annuels de 50$, plus les intérêts (6%).

1900:

Jacques et Mathilde sont parrain et marraine de la petite Alice Rosa Turgeon, le 19 décembre 1900, à Rock Forest. Elle est la fille de Louis, le frère de Jacques, et de Demerise Rousseau. Née la veille, on désignera rapidement l'enfant sous le prénom de Gracia. Elle épousera Roger Pépin, de St-Jacques de Montréal, le 7 novembre 1931, à Rock Forest.

1901:

Le 7 janvier 1901, Jacques, toujours cultivateur à Rock Forest, et Mathilde marient une autre de leur fille. En effet, Azilda, 18 ans, qui habite la paroisse St-Michel de Sherbrooke, épouse Agna Raymond, aussi de St-Michel de Sherbrooke, dans l'église de Rock Forest. Il est le fils de Laurent Raymond et d'Emma Mailliot, de St-Michel de Sherbrooke. Les pères des époux leur servent de témoins pour l'occasion. Pour une des premières fois, on trouve la signature de toutes les parties concernées au bas du document.

Les "recenseux" passent chez Jacques et Mathilde le 24 avril, cette année-là. Le recensement de 1901 nous indique que la famille de Jacques vit dans le canton d'Ascot, comté de Sherbrooke. Dans la maisonnée, on trouve Jacques, qui dit être né le 20 juillet 1845 (alors qu'il est né le 21 juillet 1846); sa femme Mathilde, inscrite comme Méthile, qui dit être née le 20 novembre 1854; et leurs trois fils : Emile, Alcide et Joseph. Il semble y avoir des erreurs dans toutes les dates de naissance. Bref, Émile dit avoir 21 ans, Alcide dit en avoir 17 et Joseph, 14.

Ils ont pour voisins les familles d'Octave Gauthier et d'Alfred Délisle.

Recensement 1901-Jacque turgeon et mathilde gagné

1902:

Jacques a 55 ans lorsque décède sa mère, Ursule Bilodeau, le 22 janvier 1902, à Rock Forest. Veuve depuis 11 ans, quelques jours après la mort de son mari, elle vendit à Joseph Garant un résidu de terrain. Lors du recensement de 1901, elle habitait avec la famille de sa fille Ernestine et son mari, Cyrille Beaulieu. Ursule s'éteint à l'âge de 77 ans. Le 25 janvier, Jacques est témoin aux obsèques de sa mère, à Rock Forest.

1904:

Le 10 octobre 1904, à la cathédrale St-Michel de Sherbrooke, Émile, 23 ans, cultivateur à Rock Forest, fils de Jacques et Mathilde, aussi de Rock Forest, épouse Virginie Méville Deschênes. Celle-ci, résidente de la paroisse St-Michel de Sherbrooke, est la fille d'Arthur Méville Deschênes et de Léopoldine Gausin, aussi de St-Michel de Sherbrooke.

1905:

L'année 1905 est marquée par un décès pour la famille de Jacques et Mathilde. En effet, leur fille Azilda s'éteint le 12 décembre, à Sherbrooke, à l'âge de 23 ans. Elle laisse dans le deuil son mari, Agna Raymond, et deux enfants en bas âge. Les funérailles sont tenues dans la cathédrale St-Michel de Sherbrooke, le 14 décembre.

1906:

L'année 1906 est aussi marquée par un décès pour la famille de Jacques et Mathilde. Cette fois, c'est leur fille Joséphine qui est fauchée par la mort, le 31 mars. Elle n'a que 26 ans. Tout comme sa soeur, elle laisse derrière elle un mari, Moïse Bérard, et deux jeunes enfants. Ses funérailles sont célébrées le 3 avril à Rock Forest. Jacques en est témoin en compagnie de Moïse.

 

La Soixantaine:

1907:

À St-Étienne de Bolton, Julie Fournier, l'épouse de François Gagner, le frère de Mathilde, décède le 5 juin 1907, à l'âge de 56 ans. Elle avait épousé François à Montréal en 1873. Au couple, je n'ai trouvé qu'un enfant: Fortunat, né vers 1881, qui, avec son père, est témoin aux funérailles de Julie, le 7 juin. La petite famille habitait Piopolis en 1891.

1908:

Le 22 juin 1908, à la cathédrale St-Michel, Jacques sert de témoin à son fils Alcide, habitant la paroisse St-Michel de Sherbrooke, qui épouse Marie Louise Pinette, également de St-Michel de Sherbrooke, fille majeure de Jean Baptiste Pinette et de feue Léocadie Roy, aussi de la paroisse St-Michel.

1909:

Jacques et Mathilde sont parrain et marraine de Rose Turgeon, leur petite-fille, enfant de leur fils Alcide et de Marie Louise Pinette, le 13 juillet 1909, à la cathédrale St-Michel de Sherbrooke. L'enfant est née deux jours plus tôt. Le document précise que les parents sont de la paroisse St-Michel et que les parrain et marraine sont de Rock Forest. La petite épousera Olivier Bergeron, le 19 août 1929, à Rock Forest.

Le 26 octobre suivant, à Rock Forest, Jacques et Mathilde voient leur fils Joseph épouser Délia Dumont. L'acte de mariage précise que Joseph est un cultivateur de Rock Forest et que Délia est mineure. Il s'agit de mes arrières grands-parents. On trouvera plus de détails dans le portrait généalogique rédigé sur Joseph.

Quelques jours plus tard, soit le 3 novembre, Joseph Fortier, beau-frère de Jacques et époux de sa soeur Odile, s'éteint à Rumford, dans l'état du Maine, à l'âge de 56 ans. Né vers 1853, Joseph épouse Odile en 1873. Leurs trois premiers enfants sont baptisés à St-Herménégilde. Puis, dès 1879, la famille suit le mouvement migratoire vers Sherbrooke et s'installe dans le canton d'Ascot, où elle demeurera au moins jusqu'en 1892. Cette année-là, selon le recensement américain de 1900, la famille émigre aux États-Unis. Confirmant la chose, Marie Laura Alice, autre enfant de Joseph et Odile, voit le jour à Rumford, dans le Maine, en 1894. Voici le détail des informations recueillies à l'occasion du recensement américain de 1900:

Lors du recensement de 1900, la famille de Joseph habite Rumford, au Maine.

La maisonnée se compose de: Joseph, 46 ans (août 1853), marié depuis 27 ans, aux USA depuis 8 ans (1892), journalier du chemin de fer (R.R. Laborer); son épouse Odile, 44 ans (octobre 1858), qui a eu 11 enfants dont 6 sont vivants; leurs enfants: Victoria, 21 ans (septembre 1878); Henry, 18 ans (mars 1882), journalier; Ida, 15 ans (avril 1885); Alice, 6 ans (mai 1894); Hector, 3 ans (octobre 1896); ainsi que 9 chambreurs (boarders).

Voisins d'eux, les membres de la famille de Barhélémie Marotte et Caroline Turgeon (la soeur d'Odile - et donc de Jacques); aussi la famille de Joseph Couture, qui tient également une maison de chambres.

Ce sont là les dernières données trouvées sur Joseph Fortier avant son décès, en 1909.

Rumford, Maine-à vol d'oiseau

1912:

1912 est une autre année pénible pour Jacques et Mathilde. En effet, le 20 mars, leur fille Délia décède, à l'âge de 37 ans. Née à St-Herménégilde en 1874, elle épousa Albert Bergeron, un cultivateur, à Rock Forest, à l'âge de 20 ans. Tous ses enfants - j'en ai trouvé 11 -, ont été baptisés à Rock Forest. Au moment de son décès, la cadette n'a que 2 ans. Le 22 mars, Jacques est témoin aux funérailles de sa fille en compagnie du mari de celle-ci. Jacques a alors 65 ans.

1914:

Le 31 mars 1914, à Rumford, dans le Maine, décèdeà l'âge de 72 ans, Barthélémi Marotte, époux de la soeur de Jacques, Caroline. Il a 72 ans. Né à St-Antoine-de-Tilly, le 24 août 1841, Barthélémi a dû épouser Caroline vers 1877. N'ayant pas trouvé l'acte de mariage - peut-être se sont-ils mariés aux États-Unis? - il est difficile d'être plus précis. Quoi qu'il en soit, leur fils Fred Hazen serait né en 1878, selon le recensement américain de 1880. Justement, lors de ce recensement, la petite famille habite Bloomfield, au Vermont, où Barthélémie travaille dans un moulin à scie. Leur fille Adeline naît à Bloomfiled le 5 mars 1881. La famille y demeure au moins jusqu'en 1888. En mars 1897, elle semble être à Sawyeric River, New Hampshire. Puis en 1900, elle vit à Rumford, dans le Maine, où Barthélémie et Caroline tiennent une maison de chambres. Cette maison, il semble que Barthélémie la tiendra jusqu'à sa mort. 

 

Les dernières années:

1920:

À Rock Forest, le 10 décembre 1920, décède Ernestine, la soeur de Jacques, à l'âge de 64 ans. Née en 1856 à St-Évariste de Forsyth, elle épousa Cyrille Beaulieu à St-Herménégilde en 1876. C'est à cet endroit que leur deux premiers enfants ont été baptisés. La famille migre ensuite vers Sherbrooke où sont baptisés les deux enfants suivants. Tous les autres le sont à Rock Forest. Cyrille est alors un cultivateur du canton d'Ascot. Les funérailles d'Ernestine sont célébrées le 13 décembre, à Rock Forest. Son mari et son fils Elphège en sont témoins.

1921:

Lors du recensement de 1921, Jacques et Mathilde habitent seuls, à Sherbrooke. Ils semblent être au 171 St-Martin. Jacques est rentier.

Recensement 1921-jacques turgeon-mathilde gagné

1922:

Le 23 juin 1922, moins de deux ans après la mort de sa femme, Cyrille Beaulieu quitte ce monde à son tour. Il semble avoir été cultivateur toute sa vie. D'abord dans le canton de Hereford, puis dans le canton d'Ascot. Devant ses fils Albert et Elphège, il est inhumé le 26 juin, à Rock Forest.

1923:

Le 3 juin 1923 marque la fin du voyage pour notre Jacques. Il a 76 ans. Il est inhumé trois jours plus tard dans le cimetière de Rock Forest. Ses fils Émile, Alcide et Joseph en sont témoins.

1923-acte de sépulture Jacques Turgeon

Après le départ de Jacques, qu'advient-il de Mathilde? Celle-ci vivra encore neuf ans et s'éteindra le 9 mai 1932, à Rock Forest, à l'âge de 80 ans.

De leur fils Alfred, né en 1876, j'ai perdu la trace rapidement. À 5 ans, il habite le canton de Hereford avec la famille. À 14 ans, il est encore avec sa famille, mais cette fois, dans le canton d'Ascot.

Puis, le 24 novembre 1916, au poste-frontière de St-Albans, au Vermont: Il est difficile d'en être certain (il n'est pas certain qu'il s'agisse bien de lui), mais il semble que Alfred traverse la frontière, à St-Albans, Vermont, en direction de International Falls, Minnesota. Il donne comme sa dernière adresse permanente Port Francis, Ontario et comme le plus proche parent ou ami, quelqu'un de Sherbrooke. Il est aussi précisé qu'il est alors célibataire. Puis plus aucune trace.

Comme on l'a vu, leur fils Émile, né en 1880, épousa Virginie Méville Deschênes en 1904. Ils s'installent dans le canton d'Ascot où Émile est cultivateur. Tous leurs enfants sauf, semble-t-il, Émilienne, sont baptisés à Rock Forest.

Lors du recensement de 1911, la famille d'Émile et Virginie habite le canton d'Ascot. Ils ont pour voisins des familles Ferguson, Gauthier, Brulotte, Vaillancourt… Trois enfants vivent avec le couple: Omer (4 ans); Alexandrine (3 ans) et Corvia? (4 mois) - sans doute Florette.

Lors du recensement de 1921, la famille d'Émile et Virginie habite le sous-district de Rock Forest. Ils ont pour voisins les familles de Joseph Turgeon, J.E. Giroux, Gédéon Viger, George Pelletier… Plusieurs enfants vivent avec le couple: Omer (15 ans); Dollard (5 ans); Gérard (5 ans); René (4 ans); Rolland (3 mois); Alexandrine (14 ans); Florette (12 ans); Émilienne (7 ans); Yvonne (1 an).

Comme on l'a vu, Émile est témoin aux funérailles de son père en 1923. Il le sera également à celles de sa mère en 1932. Il a alors 51 ans. J'ignore quand il décède.

Après la mort de son père, Alcide, autre fils de Jacques et Mathilde, vivra encore quelques années pour s'éteindre le 6 septembre 1931, à Rock Forest, à l'âge de 47 ans. Ses frères Émile et Joseph sont témoins à ses obsèques. On se rappellera qu'il a épousé Marie Louise Pinette, en 1908. Les premières années, la famille semble avoir habité Sherbrooke, ou la campagne alentour. D'abord dans la paroisse St-Michel, puis Immaculée-Conception, où Alcide est cultivateur. Les dernières années, Alcide a la même occupation, mais dans la paroisse de Rock Forest. 

Ainsi, lors du recensement de 1921, la famille d'Alcide habite Rock Forest. La maisonnée se compose de: Alcide, 36 ans, cultivateur; son épouse Marie-Louise, 34 ans; leurs enfants: Léopold, 8 ans; Marie-Rose, 12 ans; Irène, 6 ans. Aussi avec eux, Ivonne Bergeron, 14 ans, servante.

La famille demeure voisine de celle du frère d'Alcide, Joseph Turgeon.

Quant à celui-ci, Joseph, je vous invite une fois de plus à parcourir le portrait généalogique rédigé à son sujet pour apprendre ce qu'il est devenu après la mort de son père.

Ainsi se conclut le portrait généalogique de mon arrière arrière grand-père, Jacques Turgeon.